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Observations géologiques faites a Anvers a l'occasion des travaux de creusement des nouvelles cales sèches et de prolongement du bassin du Kattendyk / par P. Cogels & E. van den Broeck
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TROISIÈME PARTIE

CONSIDÉRATIONS GÉOGÉNIQUES.

Les sables à Isocardia cor constituent, comme il a déjà été dit, ledépôt tertiaire le plus ancien que lon ait rencontré dans les travaux decreusement des cales sèches. Lensemble de leurs caractères fauniques etlithologiques nous a engagés à y voir un dépôt côtier ou peu profond,mais non littoral, effectué dans des eaux tranquilles ou peu agitées.

Labsence de graviers, de cailloux et même de tout débris roulé con-traste fortement jivec laccumulation qui recouvre ce dépôt et que nousavons décrite sous le nom de banc coquillier inférieur à Trophon. Létatroulé des matériaux qui composent en grande partie ce dernier bancprouve, en effet, que le régime des eaux avait complètement changé àcette époque.

On peut même ajouter, sans crainte de se tromper, que les deux dépôtsne se sont pas succédé immédiatement et que le sommet, tout au moins,des sables à Isocardia cor, a être enlevé avant la sédimentation dubanc inférieur à Trophon, puisque celui-ci contient roulés ou brisés desossements de cétacés et de nombreux fossiles des sables sous-jacents.

Il faut ainsi admettre lexistence dune période intermédiaire dont leterrain ne nous offre pas de traces et pendant laquelle la faune sestmodifiée.

Un exhaussement du sol, amenant lémersion des sables à Isocardia oules rapprochant du niveau auquel les courants se faisaient sentir, expliquefacilement labsence de couches de cette période intermédiaire, aussi bienque le caractère littoral du nouveau dépôt.

Jusquici, nos observations concordent avec celles que lon avait faitesprécédemment ; la divergence saccuse lorsque lon voit que les sables àTrophon, au lieu de constituer un seul banc comme aux travaux de forti-fication de lenceinte dAnvers , et au chenal de jonction entre lesanciens bassins et le bassin du Kattendyk, se divisent en quatre couchesbien distinctes, dans le prolongement même de ce dernier bassin.