clu le rayon de l’écliptique, on peut prendre ce dernier pourunité. C’est ainsi qu’on est parvenu à trouver avec précisionles distances des planètes au Soleil , ainsi qu’il sera expliquéplus tard. Le mouvement de la Terre qui, par les illusionsdont il est cause, a pendant longtemps retardé la connais-sance des mouvements réels des planètes, nous les fait doncconnaître avec plus de précision que si nous étions fixés aucentre.
29. Puisque l’axe de la Terre reste parallèle à lui-même,et fait, avec le plan de son orbite, un angle de 66° 32', lesextrémités de cet axe devraient tracer dans le ciel, autourdes pôles, deux courbes fermées, d’une étendue propor-tionnée à celle de l’écliptique et au rayon de la sphère cé-leste ; mais il n’en est pas ainsi, et cet axe se prolonge eneffet jusqu’aux deux pôles , points opposés invariables. Celarésulte du prodigieux éloignement des étoiles, les parallèlesse joignant à l’infini. Nous avons vu (n° 11) que les dimen-sions de la Terre sont nulles comparativement à cette dis-tance; il faut en dire autant du diamètre même de l’éclip-tique, quoique ce diamètre ait près de 70 millions de lieues :c’est ce qui sera prouvé parla suite ( voir n° 131).
Ainsi l’axe de la Terre ne répond constamment aux mê-mes points , les pôles célestes , que parce que les parallèlesconcourent à l’infini. Le plan de l’équateur, emporté parle mouvement annuel, conservant son parallélisme aussibien que l’axe, fait toujours avec l’orbite un angle de 23° 28',et coupe le ciel suivant le même cercle (l’équateur céleste)que si le globe était fixe. Le mouvement de la Terre ne con-trarie donc en rien les observations relatives à la situationfixe des pôles et de l’équateur céleste.
30. Supposons-nous maintenant placés au centre S duSoleil ( fig. 13 ), et jetons les yeux sur la Terre T ; nous re-