EXPOSITION. I I
rieuses. A mérite égal, elle doit 1 em-porter.
En l8I5,Curély se retira; son âmen'était pas de eelles qui savent se ployer;elle était blessée, malade, elle consumasa vie, et s’envola, il y a peu d’années,pour se réunir à celles de ses noblesfrères d’armes, morts sur les champs debataille de l’Empire, ou sur les écha-fauds de la restauration, l’ne croix debois marque la place qu'occupe son corpsdans le cimetière du petit village qu’ilavait quitté trente ans avant, commesimple soldat volontaire. Pourquoi lamort n’a-t-elle pas attendu? il auraitsecoué la poussière du drapeau cachésous son humble paille, l’n champ debataille, au jour d’une victoire, unéten-dard pris à l’ennemi, étaient le seultombeau, le seul linceul dignes de lui.
Curély était pour moi le type du ca-valier léger. Pendant trois ans, j’ai faitla guerre à ses côtés, et son exemple etses conseils resteront éternellement gra-vés dans ma mémoire et dans mon cœur.C’est en l’étudiant que j’ai jugé tout ce