DU PAQUETAGE. 49
l'arçon sera trop large , et les bandes en pe-sant seulement du dedans blesseront le che-val près de l’épine dorsale, ou l'arçon sera tropétroit, et les bandes n'appuyant que diagonale,ment produiront promptement des cors sur lapartie des cotes qu'elles comprimeront de toutle poids du cavalier et de la charge.
Cela fait, on garnira la selle des parties decuirs qui lui appartiennent, puis on la poserasur la couverte pioyée avec soin ; on ajoutera lacroupière, la sangle, le poitrail, de manière àce que dans leur ensemble d'action elles assu-rent la selle à la place qu elle doit occuper, etloin de causer, préviennent les blessures ducheval.
Lorsqu’une selle va bien à un cheval, elle n’abesoin d'étre assurée ni par une croupière,nipar un poitrail ; cela indique qu'il ne faut pastendre trop fortement ces deux pièces du harna-chcznent, pournepas tropgénerles mouvementsduchevai, et ne pas occasionner des frottementsinutiles,
La sangle doit être, au contraire, serrée, plu-tôt encore parce qu’en maintenant la couverte,elle empêche qu'elle ne se dérange elne blesse,que parce qu'elle assure l'assiette de la selle*
Le capitaine commandant quiajuste une sellesur le dos d'un cheval de son escadron, doit nonseulement prévoir l'effet qu’elle va produireprésentement sur ce dos engraissé par le reposde la garnison, mais encore l’effet qu'elle pro-duira sur ce même dos amaigri par les fatiguesde (a guerre ou d’une longue route. Ce n'estdoncpas sur la partie charnue qu'il doit se régler,