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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DES AUNES EN GUERRE. 7l

arrive subitement. Chacuns'cmpresse vie se met-tre en mesure pendant les quelques heures quilui sont accordées ; de là le peu de soins apportéI à l'a (filage vies sabres, cc9t un grand tort, qu'on

reconnaît toujours, lorsqu'il n'y a plus moyend'y remédier.

Ce n'est pas petite chose que de bien affilerune lame de sabre. Le modèle français porte unbizeau {faute que ne commet pour te sien aucunîles peuples dont la cavalerie sait sabrer)'< plusl'angle de ce biseau est ouvert, moins la lamepeut entrer profondément. Si par la manièredont vous l'alliiez, vous augmentez ce défaut aulieu de le diminuer, vous rendez le tranchant àpeu près inutile ; un bâton vaut votre sabre.

Happelez-vous donc que moins l'angle du bi-seau sera ouvert, plus votre sabre entrera,t Sous l'Empire, la cavalerie ne portait pas de

hache, aussi le sabre la remplaçait-il pour tousles travaux du bivouac: de là, laine et tranchantvite en mauvais état, mais les cavaliers qui sa-vaient leur affaire corrigeaient cet abus qu'ilsétaient obligés de commettre, I» en ne se servantpour couper du bobs, des piquets, etc., que de lapartie inférieure vie la lame, et conservant leplus intact possible la supérieure pour le com-bat: en portant toujours sur eux une petite

lime très douce qui leur servait à affiler la lamelorsque son tranchant se perdait.

Je vous conseille f usage de celte lime ou d unepierres faulx; et quand vous vous servirez de' l une ou de l’autre, promenez la toujours sur la

lame du bas en haut, en prenant la garde pourbase, et de façon à e« que les dénis impercepti-bles de Voire scie regardent en : as.