PL LA DISCIPLINE.
1U
punir n'est pas son luit, puisque la récompenselui appartient aussi ; sou but n est pas l'applica-tion,mais l'exécution de la loi. Pour l'amcnerlà,il laul, dans le chef, qu’un esprit constant d'ob-servation modifie la sécheresse de la lettre* touten sç-joignant à la fermeté de l’exécution.
La base de toute discipline est l'élude et laconnaissance des hommes sous nos ordres. Toutbon officier ou sous-officier doit savoir faire demémoire l’appel do son escadron , et donnerl’historique détaillé de la vie militaire de cha-cun des ses hommes.
I>. Comment appliquez vous les punitions ?
U. Il faut, surtout en guerre* que les fautes,soient prises sur ic fait, et que leur punition soitinstan tan née comme elles. C’est ainsi que l’exem-ple frappe le soldat, et que vous évitez les ré-flexions. les discours compagnons ordinaires dol'insubordination. qui dégénère bientôt en ré-volte, si vous ne l'arré’cz brutalement à sa nais-sance
Ce qu’il faut avant tout pun : r, c’est la mau-vaise volonté; dès qu elle parait, brisez là commeun verre.
Tels peu nombreux que soient les hommesque vous commandez, il y a parmi eux des me-neurs. Les uns vont droit dans la bonne route fles autres y tournent le dos. Etudiez constam-ment les uns, et les autres ; jugez leur influence;dès que l’occasion sc préscn’era, récompensezles uns, car ce son' des modèles précieux, ettraitez sans indulgence, et hautement lesautres,car ce sont des pestes désorganisatriccs. Ainsivous priverez ceux-ci de finlluenec moralequ’ils exercent, et s’ils bougent encore, vous