DE LA DISCIPLINE.
U
I). Quelles sont les punitions à infliger à un offi-cier F
R. Ün avertissement particulier.
Une réprimande publique.
Les arrêts simples qui consistent a marcher àlaquelle de son escadron, et à être privé momen-tanément de commandement.
Les arrêts forcés qui consistent à être privé ducommandement, à rendre son sabre, à être misà la garde du camp, et lorsque le régiment esten route à marcher devant les trompettes.
Puis mise à l’ordre du régiment, de la bri-gade, etc.
Renvoi sur les derrières.
Renvoi à la justice militaire.
Renvoi du régiment par ses pairs.
I). Faut-il qu'un chef de corps fasse usage detoutes ces punitions contre ses officiers F ,l!
R. Le chef d'un régiment dans lequel on estobligé d'en faire lisage, est le premier coupable»et surtout punissab’e; il dépend de lui d’éviterles fautes auxofliciers, en montant, dès le début,le diapason de leur honorable susceptibilité, deleur dignité personnelle, à la hauteur de leurposition.
S’il se trouvait, par le plus extraordinaire deshasards, parmi les officiers un homme qui lûtsourd à cette loi de conscience , qui ne compritpas le langage noblement paternel de son cheUil faudrait ne pas hésiter 5 l'exclure des rangsde guerre, soit en l'envoyant commander un pe-tit dépôt sur les derrières, soit en le livrant à lajustice de ses pairs, dont les arrêts unanimes,toujours justes, sont toujours ratifiés par l'au-torité supérieure.