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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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96 DE l’étude dus terrains.l'horizon est rapproché. Celte observation e tla i ase lie toute perspective aérienne. 11 /authabituer ses yeux, cl son jugement, à l'aire sûre-ment, et à rectifier, les calculs que celte per-spective nous indique : Cela est facile toutes lesfois que Ton marche, car rien n’est plus simpleque de fixer dans son esprit une distance dulieu où l’on se trouve, à un point quelconquevers lequel on se dirige* puis de régler la vi-tesse de sa marche; en arrivant on voit, ia mon-tre à la main, si son calcul s’est trouvé juste.|

L’air est bleu .c’est pour cela que plus sa masseest grande entre vous et un point quelconque,plus ce point participe du bleu du ciel. Avec unpeu d’attention comparative, d’habitude,en pre-nant pour base l'échelle générale de la degrn-tion des Ions , à partir du point où l’on se trouvejusqu’à l’horizon,on calcule promptement et sû-rement, les distances entières,et intermédiaires.

Le partisan quitte le bois et descend dansla plaine. L'ennemi l'y surprend: l’y attaque:s’empare de la route qu’il vient de tenir, et leje Me sur des prés qui se trouvent à sa gauche.Ces prés sont verts, mais à gauche eur teinteverte tire sur le lieu, quelques saules les bor-dent ; à droite au contraire leur vert est vineux.Le partisan sc retire rapidement à droite, parcequ’il sait que^ lorsque le vert des prés est bleu,c’est parce ces prés contiennent des petits joncsqui annoncent toujours la présence de l’eau, oudes terrains tourbeux, desquels il ne pourraitpeut être plus tirer scs chevaux s'il les y enga-geait; tandis que les prés d'un vert vineux indi-quent un ter, ain sec et ferme.

Poursuivi, il cotoye une rivièregui lui paraît