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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DES INDICES,

III

L'infanterie prussienne jette ses armes, maisles ramasse aussi promptement, si elle aperçoitqu'on vienne à son secours.

L'infanterie russe se couche, laisse passer lescharges, se relève, et fait (le nouveau usage deses apines.

Les tirailleurs autrichiens, habillés de gris etarmés de carabines à balles forcées,sont perdussi vous les serrez en plaine; il ne faut pas liési-teralorsàles charger, ils sont à vous, car ilsn'ont plus le temps de recharger leurs armes.

On ne peut approcher de la vérité dans 1rscalculs approximatifs que l’on fait sur la forcede l'ennemi, par le nombre de feux de ses bi-vouacs, qu'en sachant d'avance que chacun deses feux indique plus ou moins d hommes, selonla nation à laquelle les régiments bivouaquesappartiennent. Cette différence tient,avant tout,a un caractère national très distinct, et aussi àl’espèce des ustensiles qui servent à la cuissondes aliments, et dont les troupes sont pourvues

De même qu'un feu de bivouac français ind>que une moyenne de dix hommes, de même uubivouac russe en indique une de quatre, un bi-vouac hollandais de cinq, un bivouac anglais desix , un bivouac autrichien de six, allemand ,idem.

H est bien entendu que ces ca'cuîs ne sontqu'approximatils, et que la vivacité du feu, enindiquant plus ou moins d’hommes pour l'ali-menter, donne avant tout, des certitudes.