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DES BIVOUACS»
DES BIVOUACS.
J'ai dil au chapitre des charges , que Y à-proposétait le génie de ia guerre. Je le repète danscelui-ci.
L'à-propos pour dormir, est aussi difficile àsaisir (pie pour attaquer.
Le mécanisme de la guerre se borne à deuxchoses, se battre et dormir ; user et réparer sesforces. Conserver l'équilibre indispensable decette balance, est ia science.
Il fautplus d’habileté souvent pour rendre desforces à sa troupe, que pour les user.
En présence de l'ennemi, la science du reposn'est donnée qu’à peu d'ofliciers.iS’ullene dénoteun ( oup d’œil militaire plus sûr, plus prompt,plus habile, plus profond.
Asseoir son bivouac, c'est prendre une positionmilitaire. Y bien dormir, puis s’y trouver à che-val complètement reposé, réparé, prêt à fout en.treprendre , lorsque l'ennemi vient attaquer,c'est connaître à fond son ennemi,c’est le savoirpar cœur. Opposer des troupes rafraîchies à dessoldats affaiblis par les privations et les fatigues,c'est prendre son ennemi du fort au fn’ble, c'estmettre toutes les chances de la partie en sa fa-veur. Si vous joignez à ce talent, fruit de dispo-sitions innées, et d'une sûre expérience, l’élanqui fait entreprendre, et pousser les succès, vousêtes un officier d'avaut-garde remarquable.