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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DES BIVOUACS.

ni

I) lorsque les fourrageurs rentrent, que faites-vous?

R. I.e fourrage, les vivres, sont mis en com-mun par feu, et en tas par espèce. I.e fourrageest donné'aux chevaux, par petite quantité,pourqu'ils ne le gâchent pas; la viande est mise aupot:les services sont distribués sur l'ensemblede l’escouade Tel garde les chevaux; tel leurdonne à manger; tel les bouchonne; tel soignela soupe; tel nettoyé les légumes ; tel veille à ceque les feux voisins ne menacent pas la bara-que; tel retourne au bois, tel au fourrage, tellait uneréparation urgenteà l’équipement.l'ar-mement, l’habillement; tel nëttoye une armesalie; tous ont l'oreille à la trompette.

I.e seéVice réglé, et les provisions faites, lasoupe en train, les chevaux séchés, on donnel'ordre de mener boire les chevaux successive-ment par peloton, par escadron. Au retour del'abreuvoir, on dessangle; on replace les cou-vertes ot les selles sur le dos des chevaux. Celafait, on ne laisse plus éveillé que le nombred'hommes indispensable pour veiller les che-vaux, leur donnée du fourrage, et soigner lamarmite, les autres se couchent dans leursmanteaux, et dorment.

A peine la soupe est-elle prête, on éveille l’es-couade pour qu’elle la mange , ainsi que laviande: ce qui reste de cette viande est serréavec soin dans les besaces.

Si le jour est venu et qu’on ne sonne pas à che-val, on mène boire les chevaux; on v isite le har-nachement; on répare ce qui est détérioré; onpanse les chevaux sans les désscllcr;ou replaceles selles sur leurs dos. On refait sa provision de

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