DES COMMANDEMENTS, etc. 235
l'émotion , qui s'harmonise mal avec la diffi-culté.
Je vais plus loin, ctdis, qu'ainsi qu’un hommese sert mieux de sa main droite, que de sa gau-elie.de même un régiment manœuvre mieuxpar la droite, que par la gauche; fai'es doncvotre profit de cette observation, pour les caspressés, et qui réclament l’intégralité du câline,et de l'aplomb.
U. Je croyais que f ordonnance avait tout prévu,et qu'on ne devait exécuter sur le champ de bataille ,que les évolutions quelle vous indiquait.
U. Il faut exécuter sur ce terrain là, cellesque les nécessités conseillent. I/ordonnance n’apu , ni dû, tout prévoir ; considérez la donccomme un type classique, duquel il ne faut pass'éloigner sans nécessité, mais non comme uncomplet évangile, hors de l'observation littéraleduquel il n'y a pas de salut.
Ainsi je vais prendre un exemple qui se ren'contre assez fréquemment en guerre. J'admetsque votre régiment marche en plaine, éche-lonné à distances entières, la droite en tête, parescadrons. Un défilé de quelques pas, et de lalargeur du front d'un escadron, se présente su*hitement devant le premier. Il est ut! le que vousJe passiez promptement. Commanderez-vous ,ainsi que le veut l'ordonnance. Escadrons,halte. — Escadrons en ligne, marche, fuis, Sur lepremier escadron formez la colonne serréeMar-che. Puis enfin, Colonne en avant. — Marche ? Nesera-t-il pas plus simple et plus prompt de com-mander, sans arrêter , sur le premier escadronJormezla colonne serrée au trot marche.
Ainsi pas de halte ; pas de temps perdu ; les