238 des commandements, etc.qu'il n'y ait pas quelque avantage de terrainà y saisir contre l’ennemi. Un fossé, une bar-rière, des prés plus humides, des champs dontles sillons plus profonds font culbuter les che-vaux qui les traversent perpendiculairement,de légères ondulations sont à apprécier quandon en est venu à croiser le sabre; tirez en doncparti pour vous en appuyer, et pour en fairedes causes de perte à votre ennemi.
0. OU place-t-on ordinairement la cavalerie lé-gère ?
R, Une fois les lignes formées, sur leurs ailes.
D. Pourquoi?
R. Parce quelle les éclaire, et les protège pen-dant ['affaire; que de là,elle inquiè’e l'ennemi,et que dans un changement de front, sa facilitéde mobilisation donne plus de rapidité au mou-vement des ailes,
1>. Sa place une fois assignée , doit-elle la tenirsans bouger?
R. Non ; son commandant a deux choses àobserver; la première est sa position relativedans le mouvement général; la seconde, sa posi-tion particulière. Ainsi, pourvu qu'il remplissestrictement la portion d'ordre qui le regarde,dans l'ensemble de l'action, lorsqu'il n'est pasembusqué, il peut exécuter des mouvementspartiels, mais courts ♦ soit pour distraire scshommes des pertes que leur fait éprouver leboulet; soit , lorsqu'ils y sont exposés inutile-ment, pour les en garantir, en se servant desondulations du terrain comme de revêtementprotecteur; soit pour masquer son nombre; soitpour concentrer ses escadrons, s il prévoit une