DES CHARGES. 253
'qui peut le rendre cet effet plus surprenant-,plus complet!
Si un«* ligne met le sabre à la main, avant des'ébranler, elle indique trop long temps d'a-vance à l'ennemi ses dispositions, auxquellescelui-ci sc prépare et s’habitue; l’instant de sur-prise, si puissant en guerre» est passé, est perdu.
Si, au contraire,le régiment qui se porte eiiavant, a le sabre dans le fourreau, s’il laisse l'en-nemi dans l’indécision de la gravité du mouve-ment qu’il exécu e, les lames sorties tout-à-coupen étincelant a ses yeux, ne lui permettent plusde réfléchir sur le danger, dont le sentimentJebranle et détermine quelque fois malgré luisa retraite. Ensuite l'effet moral produit sur1 ennemi al’aqué, réagit en raison inverse surl’attaquant par ce méuie mouvement.
Le cavalier qui, depuis long-temps» a le sabreà la main, perd sa fraîcheur de respect, et d’en-thousiasme pour son arme; mais si, ce mêmecavalier saisit son sabre à un commandementvigoureusement enlevé de son chef, à Tintantmeme où il doit s'en servir, il le serre avec plusde.force, avec plus d’élan, et en frappe avecplus de verve. Le cavalier qui charge est unêtre complet, mû par un seul sentiment quitient de Tivresse; ne l'attiédissez pas ce senti-ment si prompt, si subit; en le prolongeant, en leproduisant partiellement, vous le tuerez? Tiret 1son sabre, a " [ uer les éperons au ventre déson cheval, frapper l'ennemi, doivent être un!
\hijuelestle devoir des commandants d'esca-drons ou de pelotons dans une charge ?
R. De marcher bien alignés enlr'eux, et de lairémarcher alignées les troupes qu'ils commair