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DK LA FORTiF.CATION.
DE LA FORTIFICATION'.
TJjï officier de troupes légères doit avoir quel-ques notions de fortification. En effet, si d’avant-garde il surprend une ville fortifiée , si en re-connaissance il s’approche d’ouvrages, il liiutqu’il sache l’imporlanee de cequ'il reconnaît oude ce qu’il enlève, il faut qu’il puisse en rendrelin compte exact dans les rapports qu'il fait.
Si ce même officier, chargeant l’ennemi, setrouve, comme nous à IFagram, arrête courtpar des trous-de-loups, des petits piquets, et deschevaux dej'rise , il faut qu'il connaisse l’impor-tance de ces ouvrages, et qu’il change ses pre-mières dispositions d’attaque pour tourner cequ’il ne peut affronter.
Si, dans une position aventurée, et forcé d’yrester , ou à une arrière-garde , et vivementsuivi,il peut trouver dans ce qu’il sait de fortifi-cation, quelques moyens de force, de défense,celle connaissance ne sera pas perdue.
D'ailleurs les lignes de la fortification, émi-nemment rationnelles, ont une grande analogieavec celles de la disposition des troupes sur unchamp de bataille; la connaissance des unesaidera puissamment à celle des autres, et expli-quera mathématiquement \e pourquoi de mou-vements, et dépositions prises,dont on sc seraitrendu compte difficilement à première vue ?sons une teinte de fortification. -