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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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POST-FACE. 431

muserolle vons ne remédiez à rien, et vous mar-tyrisez votre cheval.

Je vous ai dit qu*il fallait graisser en campa-gne les cuirs cirés en garnison. Si après unecampagne vous entrez en cantonnements, dé-graissez vos cuirs, et servez vous du cirage dontvoici la recette.

Trois quarts de livre, cire Manche.

Une pinte et demie, noir de chapelier.

Un quarteron, sol de tartre.

Prenez une casserole vernissée et neuve.Mettez dedans une petite quantité de noir dechapelier dans lequel vous ferez bien fondre lesel de tartre. Ajoutez ensuite la cire, et lors-quelle sera fondue mettez le reste du noir.Lorsque le tout sera bien fondu et mêlé ajouleçdu noir de fumée jusqu'à consistance de pum*made. Cette opération doit se faire sur un feude cendre, et sans bouillir.

Une bonne précaution que peut prendre unofficier en entrant en campagne,c'est d'empor-ter avec lui quelques morceaux de toile imper-méable qui lui serviront soit à couvrir ses che-vaux et ses clïefs lors des pluies abondantes etcontinues, soit à étendre sous lui et à dressersur lui au bivouac, etc. La toile cirée est tropcassante, les toiles imperméables que lon vendsont trop lourdes et trop chères ; que lofficierprépare donc lui-même l'étoffe. Pour cela quilétende la toile de lin ou de coton sur un cadreou un panneau, et quil l'enduise, avec un pin-ceau, dune préparation ainsi composée. Mettezdans une marmite de terre vernissée, deux li-vres d huile de lin. Ajoiitez-y deux pincées dar-senic. et gros comme une amende de galipot.