POST-FACE.
5 jO
tes gens, mais pour s'avertir en famille, se con-seiller utilement, se réprimander , empêcherque de légères erreurs ne dégénèrent en vices,ne se publient , ce qui déconsidérerait Pescn-dron, le régiment, et conserver intacte et hautela dignitédeleur corps. Si l'un de leurs camara-des est sourd à celte voix fraternelle* et qu'ilsjugent qu'il n’y ait plus de remède, ils ne doi-vent pas hésiter à demander à l'unanimité àleurs chefs son expulsion de leurs rangs.
Rappelez-vous sous-officiers que vous êtes au-jourd’hui la pépinière de l’armée, et que vn schances n'ont jamais été si bellesîTellescireuns-tances qui se présentent, ne vous découragezpas. Vous verrez sans doute comme nous, si vousavez fait la guerre ou si vous la faites, desen-lants qui n'étaient pas meme au service lorsquevous y éliezutiles, et gradés, grandira l’ombredes paisibles colleges (*} ou des dépôts,et arrivervos supérieurs, à vous restés sans avancementsous le boulet; ne vous en étonnez pas,cela a étéde tout temps ainsi et lesera, sans doute encore;,mais ces protégés de la faveur ayant atteint l'a-pogée de leur pâle mérite, s’arrêteront par laforce des choses*, vous grandirez alors à votretour de toute la hauteur de votre acquis, de vosdroits réels que personne ne niera, et vous pren-drez la juste place dont vous vous glorifierez; lesennuis précédents s’effaceront, ou si vous en con-servez lesouvenir.ee ne sera que pour vous rap-peler quec’est à eux quevous devez peut-être lesefforts que vous avez faits, et qui ont brillam-
* Je n’eqtends nullement j»«u 1er ici des élèves des Ecole*militaires dont l'éducation spéciale et les travaux qu'elleimpose constituent déjà un droit réel.