POST-FACE.
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qui trouveront bien utilement leur emploi,quand, livrés à vous memes, les mêmes néces-sités se représenteront subitement; ee que vousn'aurez pas compris,laites vous le expliquer pardes hommes plus instruits, enfin que rien nereste indécis ni indifférent dans votre pensée.
J'ai dit que les jeunes officiers doivent con-sulter et écouter religieusement les vieux. Je lerépète, ceux ci avertis par leurs blessures,etpar leur âge se retirent ; demain ils auront tousdisparu de nos rangs ; tant pis pour l'armée deguerre. Ces vieux soldats savent peu les livres,j'en conviens; mais la guerre n'est pas toutedans les livres. I.e champ de bataille et le bi-vouac ont leur science aussi, et vous retourne-riez toutes les bibliothèques que vous ne l'ac-querriez pas. Consultez donc ceux qui la possè-dent, et respectez ces maîtres qui l’ont si péni-blement acquise. Vous n'êtes plus assez gentils'hommes pour tout savoir sans avoir rien appris,et si au feu vous êtes assez heureux pour servirsous ces vieux professeurs pratiques, vous lesapprécierez là tout ce qu'ils valent, et vous ver-rez que les morceaux en sont bons.
J’ai cité quelques faits parce que l’exempleest le précepte, pratique, incontestable, et quepouvant se présenter de nouveau sur le terrain,il vous aura donné d’avance ce qu’il faut pour leRecevoir sans surprise. J’ai été cependant avaredes citations, que mes souvenirs amoncelaienten foule,sous ma plume, mais je cède au besoinde vons donner un dernier exemple d’embus-cade.
L’empereur marchait en toute hâte pour ven 3ger dans les plaines de ’J’œplitz, la défaite de