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crois’que nous ne devons les y employer qu’acci-dentellement, et avec la résolution de les enfermerdans nos colonies au premier bruit de guerre.
En général, il faut que nos navires à vapeur nes’écartent de nos côtes que d’une distance qui leurpermette de les regagne^ (sans renouveler leurcombustible. Je raisonne toujours dans l'hypo-thèse convenue d’une guerre contre la Grande-Bretagne , et il tombe sous le sens que nous au-rions en ce cas peu d’amis sur les mers; notrecommerce maritime ne tarderait pas à disparaître.Comment, loin de France , s’approvisionner decombustible? Nos navires à vapeur, dénués de ceprincipe de toute leur action, seraient réduits à seservir uniquement de leurs voiles, et l’on saitqu’ils sont, quant à présents, de pauvres voiliers :ils n’auraient pas beau jeu contre les corvettes oules bricks du plus mince échantillon.
Peut-être l’emploi et le perfectionnement del’hélice, en laissant au bâtiment à vapeur toutesles facultés du navire à voiles, amcneront-ils unjour quelque changement à cet état de choses. Lavapeur deviendrail alors un auxiliaire puissantpour nos croiseurs, mais cette alliance de la voileet de la vapeur ne devrait rien changer néan-