48
de l'administration des postes et les 18 transatlan-tiques, construits, installés pour un service depaix. Il faudrait du temps pour rendre ces navirespropres à la guerre. Cette transformation, il im-porte qu’on le sache, ne s’improviserait pas , sur-tout avec la nécessité de l’opérer simultanémentsur 4a navires, la plupart de grande dimension.On se tromperait donc si l’on s’imaginait que cespaquebots, parce qu’il sont solidement construitset percés de sabords, n’auraient plus , la guerresurvenant, qu’à recevoir leurs canons et leurs pou-dres. Sait-on, d’ailleurs, puisque l’expérience n’ena pas été faite, si le poids d’un matériel de guerrene les priverait pas du seul avantage qu’on leur aitreconnu jusqu’à présent, la vitesse ? 11 y aurait àfaire table rase depuis la carlingue jusqu’au pont.Toutes ces installations coûteuses , toutes ces re-cherches du luxe et du comfort devraient faireplace à la sévère nudité des ponts d’un navire deguerre. On ne loge pas un équipage de guerrecomme on loge des passagers qui achètent le droitd’avoir leurs aises : il faut de larges emplacementspour l’eau et les vivres, pour les poudres et les pro-jectiles.
Tout serait à créer en vue d’ane destinationnouvelle et si différente.
On le répète, une pareille transformation nepourrait s’improviser; elle ne peut qu’être lente et'successive.