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THÉORIE DES MOUVEMENTS APPARENTS.
n’a point changé de direction; mais, parce que l’image del’étoile s'est transportée de a eu b et en c sur sa rétine, ou ena, b' et c'qui en sont les mêmes points physiques, il rapporterasuccessivement la position de l’astre fixe A dans les prolonge-ments «A, b' A', c'A", et les choses se passeront pour lui commesi l’astre avait tourné autour de lui avec une vitesse angulaireégale à la sienne, mais de sens contraire (les angles OCO', OCO"sont égaux à AOA', AOA").
Nous avons supposé que l’œil reste immobile par rapport auglobe et aux objets voisins. Quand il se dirige vers un astre etqu’il veut le suivre ma'gré le mouvement de rotalion, de ma-nière à percevoir son image sur le même point physique de larétine *, il est évident que l’œil (ou l’observateur) est obligé detourner sur lui-même en sens inverse du globe terrestre ; maisPobscrvalcur ne pourra méconnaître le mouvement qu’il sedonne relativement aux objets voisins, d’abord parce qu’il estvolontaire, puis parce que les images de ceux-ci cesseront dese peindie sur les mêmes points physiques de la rétine.
Nous venons d’examiner le cas où le rayon visuel OA est si-tué dans un plan perpendiculaire à l’axe de rotation du globe :examinons maintenant celui où ce rayon visuel est parallèle àl’axe, en supposant qu’une étoile se trouve précisément danscette direction-là. Soit P'CP (lig. 9) l’axe de rotation du globe,et O la première position de l’œil; un rayon AO parallèle à PP'viendra faire image en a, puis en a' dans la position 0’ et en a"dans la position 0". Or ces points a, a' a"... seront un seul etmême point physique de la réline; car, si l’axe de l’œil placéen 0 est dirigé vers l’étoile, il le sera encore en 0', en 0"... puis-que le mouvement de rotation de cet axe optique, autour d’uneligne parallèle PP', engendre un cylindre ayant pour base le
* C’est ce que l’on réalise dans les grands observatoires où les grandeslunettes montées parallacliquemenl (p. îO et fig. n bis) sont menées par deshorloges de manière à suivre le mouvement régulier du ciel,.ou plutôt àdétruire, par une relation contraire, l’effet de la rotation du globe lerreslre.Une étoile vue à l’aide d’une telle lunette paraît alors parfaitement immobileà l'observateur; mais si l’on supprime toute communication de mouvemententre l’horloge et l’instrument, alors on voit l’étoile se mouvoir et traverserrapidement le champ de la lunette.