LONGITUDES TERRESTRES.
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A : sa pendule marquera une heure plus avancée, en propor-tion de l’angle Aîs T B, dont la Terre aura tourné dans l’intervalle.
Ainsi, l’heure marquée par la pendule du point A, à l’instantoù celle du point B marque O 1 ' 0 m 0% est la mesure de la longi-tude du point B, le méridien NAO étant pris pour origine, pour'premier méridien.
Pour se faire une idée juste des longitudes et de leurs rap-ports avec la manière de compter le temps en chaque localité,il faut remonter aux conventions qui ont déjà été établies pourl’origine du jour et des heures sidérales. Puisque le jour sidéralcommence, en un lieu donné, lorsqu’une certaine étoile passeau méridien de ce lieu, il est clair que tous les points de laTerre qui ont même méridien compteront, au même instant, lamême heure, mais que les lieux situés sur des méridiens dif-férents compteront des heures différentes au môme instant. Sidonc il s’agit de fixer le moment précis de quelque événementcéleste ou terrestre, il ne suffit pas d’indiquer la date et l’heure;il faut encore y joindre la mention du lieu où le temps a étémesuré.
Cette différence des heures que l’on compte sur des méridiensdifférents est précisément le moyen dont on se sert pour déter-miner les angles dièdres qu’ils comprennent, c’est-à-dire leslongitudes des différents lieux de la Terre. Le problème des lon-gitudes peut, en effet, s’énoncer ainsi : Trouver, à un instantquelconque, l’heure qu’une pendule bien réglée marque à Parisou sur le méridien de Paris, et la comparer à l’heure du lieu oùon se trouve; celle-ci se détermine aisément par une simple ob-servation astronomique.
Toutes les questions où le mouvement diurne intervientpeuvent être considérées de deux manières, soit qu’on se borneau mouvement apparent, soit qu’on veuille remonter au mou-vement réel. Les raisonnements sont identiques au fond, quoi-que différents dans les termes. Considérons donc le problèmedes longitudes au point de vue du mouvement diurne ap-parent. Si on divise la surface entière de la Terre en 24 mé-ridiens également espacés, et qu’on prolonge les plans deces cercles, passant tous par la ligne des pôles PP', jusqu’àla sphère céleste, il est clair que l’étoile prise pour originepassera successivement par tous ces plans à des intervalles