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EXPOSITION UNIVERSELLE DE LONDRES.
passent des journées entières dans des conditions sanitairesdéplorables ; n’y aurait-il pas lieu de chercher un remède finan-cier à cet état des choses, aujourd’hui surtout que les travaux deconstruction sont entrepris sur une si grande échelle 1 ?
Il y a beaucoup de livres l’Exposition, et surtout de bonsouvrages : nos principaux éditeurs ont tenu à exposer les œuvresles plus utiles à l’enseignement qu’ils ont produites durant cesdernières aimées; MM. Desobry, Delalain, Lahure, P. Dupont,Charpentier, Hetzel,... s’y sont donné rendez-vous. Ce sujet nousamène naturellement à parler en faveur de la création des biblio-thèques communales. Le but essentiel de ces utiles etablisse-ments est de prêter gratuitement aux ouvriers et aux habitantsdes campagnes des livres moraux et instructifs, dans le doublebut d’étendre leur instruction et d’occuper des loisirs qu’ilsn’emploieraient plus d’une manière nuisible à leur santé età l’intérêt de la famille. L’État a vivement encouragé cetteinstitution, il l’a même protégée de son autorité, et nous voyonsavec plaisir ces bibliothèques prospérer rapidement dans la villede Paris et les communes environnantes. Les dotations en livrescoûtent peu, surtout aux libraires et éditeurs : ce sont eux sur-tout qui peuvent contribuer il la. prospérité de ces établisse-ments.
La musique contribue beaucoup à la moralisation des nations,c’est un fait reconnu et prouvé ; aussi ne saurait-on inspirer troptût le goût musical aux enfants dans les écoles; l’artisan a géné-ralement une sorte de passion pour la musique vocale, et il lacultive avec succès, les sociétés chorales en sont la preuve 1 j plusfrappante. La méthode la plus répandue et qui a donné les meil-leurs résultats pour l’enseignement de la musique vocale est sanscontredit celle de MM. Paris et Chevé; il y a longten. ;>s que cetteméthode est populaire en France ; ce fut M. Galin qui créa l’écri-ture rhythmique, il consigna le résultat de toutes ses recherchesdans un ouvrage spécial, mais il mourut à 35 ans, avant d’avoirterminé ses travaux.
M. Paris et le docteur Chevé se sont efforcés de mettre ù la
1. Une décision ministérielle vient d’attribuer la somme de 540 000 francs ùla construction de maisons-écoles dans les communes pauvres qui ne pouvaient,même pour partie, contribuer à la dépense de ces créations.