CLASSE 25 .
MATIÈRES TINCTORIALES, TEINTUREET IMPRESSION.
PAU M. SALVETAT.
11 ne me sera pas possible, dans le court espace dont je puisdisposer, de parler de toutes les matières exposées à Londres, etqui se rattachent au titre de ce chapitre. On comprend, en effet,que l’industrie de la teinture se lie trop intimement aux scienceschimiques et physiques, et qu’elle emprunte trop d’éléments desuccès aux arts mécaniques, pour être traitée convenablementdans quelques pages seulement. Une revue complète des diffé-rentes matières colorantes que la nature met entre les mainsdu teinturier, présenterait certainement son intérêt, et il seraitinstructif de comparer entre elles les différentes sources aux-quelles l’industriel puise les diverses matières colorantes qu’ilemploie; les plantes tinctoriales, l’indigo, la garance, le pastel,le sumac, le safran, le cartliame, les insectes utiles, comme lacochenille, le kermès, etc., ont toujours une importance que per-sonne ne conteste; mais nous devons avouer que cette année laquestion se présente sous un jour toutnouveau, et que l’attentionpublique se porte avec raison plus particulièrement sur cettenouvelle mine, encore vierge en quelque sorte, bien qu’elle aitjoué déjà dans les ateliers un rôle des plus importants ; je veuxparler des matières tinctoriales que l’homme sait préparer au-jourd’hui dans son laboratoire, en transformant, modifiant, ac-couplant des substances incolores, capables de produire, dansdes conditions convenablement choisies, les matières tinctorialesles plus variées, matières ne le cédant en rien en éclat eten valeur aux principes les plus riches que la nature met à notreservice.