I. — ROUTES ET PONTS.
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s r.
HISTORIQUE.
li n’existe aucun vestige de chemins tracés de maind’homme, dans les Gaules, avant la conquête romaine.
L’histoire ne nous a conservé relativement à ces routesaucun document précis, mais leur existence paraît démon-trée par la fréquence des émigrations ainsi que par l’usagedes chariots et des chars de guerre.
Sous la domination romaine, la Gaule fut sillonnée-de* voies romainesgrandes voies militaires, qui facilitèrent les relations com-merciales en même temps que l’administration du paysconquis.
Auguste avait relié la ville de Lyon à l’Italie, à traversles Alpes, par deux routes dont l’une, dirigée suivant lavallée d’Aoste, était praticable aux voitures. Son gendreAgrippa fit partir de cette même ville quatre voies princi-pales respectivement dirigées sur la Baltique (par les val-lées du Rhin et de la Meuse), — sur la Manche (par Au-tun, Troyes, Châlons, Reims, Soissons et Amiens), — surl’Océan (par Limoges, vers Saintes et Bordeaux), — sur laMéditerranée (par la vallée du Rhône).
Ces voies principales, qui se multiplièrent pendant lestrois siècles suivants, étaient munies de stations , abondam-ment pourvues de vivres, d’approvisionnements de tout