I. — ROUTES ET PONTS.
29
chemins de fer ne conduisent, pour le transport des mar-chandises à petite vitesse, qu’à un chiffre peu supérieur.
On peut admettre que les voitures publiques transpor-tent en moyenne 3 voyageurs par collier; il en résulte que,sur nos routes départementales, 100 colliers correspondentà 1 a voyageurs transportés par les messageries. Cette pro-portion subsiste vraisemblablement pour l’ensemble desroutes nationales et des chemins vicinaux de grande com-munication O. Dans cette hypothèse, le nombre des voya-geurs kilométriques annuellement transportés par les voi-tures publiques serait de
y,a 5 o,000,000 X 12100 ’
soit i milliard 110 millions.
En divisant ce nombre par 38,000,000, chilîre approxi-matif de la population de la France avant la guerre de1870, on trouve que chaque habitant parcourt moyenne-ment, par les messageries, 29 kilomètres par an.
Les transports agricoles se font principalement par lesanimaux de trait imposés à la prestation; le nombre de cesanimaux était, avant la guerre de 1870, d’environ 5 mil-lions j. C’est l’équivalent de 3,600,000 chevaux, si l’oncompte, comme on le fait dans les recensements adminis-tratifs de la circulation, le bœuf pour ~ collier, l’âne et lavache pour 7 de collier.
;l) La circulation diurne sur les chemins de grande communication est de100 colliers. Les chemins d’intérêt commun et les chemins vicinaux ordinairessont peu ou point fréquentés par les voitures publiques.