II. — CHEMINS DE FEU. 65
Nous imputons au compte des compagnies toutes les dé-penses non soldées au moyen des subventions précédentes.Une partie de ces dépenses correspond aux travaux exécutés(ou seulement commencés) par d’anciens concessionnaires,au lieu et place desquels les compagnies actuelles se sontsubstituées par suite de rachats. Une autre partie, évaluée à3 a 1 millions, correspond à des terrassements et travaux d’artexécutés par l’État pour le compte des compagnies, conformé-ment à certaines clauses des contrats, sous la dénominationde travaux remboursables.
La somme de 6,887,900,000 francs, dépensée en tra-vaux aux frais des compagnies, incombe évidemment à lacharge des concessionnaires actuels.
D’autre part, il faut observer que, lors de la dispari-tion des compagnies anciennes, le prix du rachat 11’a pastoujours représenté l’exacte compensation de la dépensefaite en travaux. Tandis que certaines compagnies rachetéesobtenaient des plus-values, dont le montant s’élève à•2o8,5oo,ooo francs, d’autres subissaient, au contraire, devéritables pertes, évaluées ensemble à /iq,600,000 francs.La différence de ces deux sommes, soit 1 5 9,10 o,00 0 francs,représente une dépense elfective des compagnies actuelles.
En tenant compte de ces circonstances, on trouve que lesdépenses faites doivent être augmentées de 5 millions pourla compagnie du Nord, de 26,800,000 francs pour l’Ouest,de 27,900,000 francs pour Orléans et de 11 5 millionspour Paris-Lyon-Méditerranée, tandis quelles doivent êtrediminuées de 1 5 ,600,000 francs pour la compagnie du
Midi.
Situationdes compagniesactuelles.