IL — CHEMINS DE FER.
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Depuis que notre siècle a vu l’inauguration du règne dela houille, la production s’est multipliée à mesure que lesrails se posaient sur le sol (1 b Sans doute de nouveaux progrèsl’estent à faire; cependant à mesure que les mailles de notreréseau de chemins de fer iront se resserrant davantage, onse rapprochera d’un maximum d’utilité qui rendrait super-flue la création de nouvelles artères. 11 conviendra, pour cemotif, d’être circonspect dans le choix des nouvelles entre-prises, car les inconvénients du double emploi en matièrede voies de communication pourraient, dans certains cas,surgir à coté d’avantages insuflisants pour les compenser.
(1) Eu 1 855, la longueur moyenne exploitée pendanL l’année sur le ré-seau des chemins de 1er français a e'ié de 5,o3 7 kilomètres; le nombre destonnes kilométriques de marchandises transportées à petite vitesse a été dei,5t6,gi6,5oo; le tonnage moyen était donc de
t,5 » 6,916,500
■- r —0- = 3oi,i53 tonnes.
5,007
En 186 g, le tonnage moyen, pour les marchandises transportées à petitevitesse, a été de
G,270,<)52,6oo 00 onr 1
1 _!_= 38o,86b tonnes.
16,465
Le mouvement commercial s’est donc développé un peu plus vite qu’enraison directe de la longueur du réseau. E 11 1 855 comme en 186 g, le parcoursmoyen des marchandises a été de i4a kil. 5.
Le mouvement des voyageurs conduit à des conclusions analogues.