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20h VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
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HISTORIQUE.
Phares Pendant longtemps on a regardé les entrées des ports et
de 1 antiquité. ] eg em i) 0uc ) lures <} es fl euve s ouverts à la navigation comme
les seules parties des côtes qu’il fût nécessaire d’éclairer.
Dans l’antiquité, les grandes cités maritimes possédaientchacune un phare que l’on comptait parmi ses monuments.
L’an 470 de la fondation de Rome, sous le règne dePtolémée Philadelphe, Sostrate de Gnide construisait dansl’île de Pharos, à l’entrée du port d’Alexandrie, un pharequi fut rangé parmi les sept merveilles du monde et quiexistait encore au commencement du xn e siècle de notre
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ère. D’après Edrisi, géographe arabe, qui vivait à cetteépoque, la tour de Pharos était carrée et mesurait100 brasses de hauteur.
Denys de Byzance parle d’un phare qui était placé àl’embouchure du Ghrysorrhoas, dans le Bosphore de Thrace.
Le phare d’Ostie avait été construit, d’après Suétone, àl’imitation de celui de Pharos, par l’empereur Claude.
Caligula, lors de son expédition dans les Gaules, avaitfait élever à Boulogne un phare, qui s’écroula, en i 644 ,par suite de l’éboulement de la falaise; d’après Montfaucon,cette tour ardente était octogonale et pouvait avoir une hau-teur d’environ 60 mètres.
La plupart du temps, c’était sur des points culminants