21G VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
Matériaux
de
construction.
on distribue les magasins, le logement, des gardiens et,parfois, des pièces réservées aux ingénieurs, dans des bâti-ments annexes construits au pied de la tour. Ou peut alorsdérouler librement, à l’intérieur de celle-ci, les spires d’unescalier circulaire. Tantôt cet escalier est à noyau plein; sesmarches sont scellées, par un bout, dans les parois de latour, et, par l’autre, dans un noyau central ou dans un murd’échifïre. Souvent aussi l’escalier est en vis à jour; il direalors l’avantage de faciliter les communications, par leregard ou la voix, de la base au sommet de la tour.
Si le pied du phare est baigné par la mer ou repose surun rocher de peu d’étendue, c’est dans l’intérieur de la tourqu’il faut échelonner, au moyen de chambres voûtées, lesmagasins et les logements. Dans ce cas, l'espace manque pourétablir un escalier central. On peut, comme on l’a fait auxHéaux de Bréhal, encastrer dans le mur la moitié de la cage,en mettant l’autre moitié en saillie sur les chambres. Auphare des Triagoz, dont la tour estquadrangulaire, l’escalierse déroule dans une tourelle demi-cylindrique adossée à latour principale. Au phare de Kermorvan, dont la tour estégalement quadrangulaire, on a ménagé une cage cylin-drique pour l’escalier dans un angle du massif de la ma-çonnerie.
La pierre et la brique sont les matériaux de construc-tion les plus employés. Le fer exige plus de dépense, n’as-sure pas autant de durée et ne constitue pas un abri aussiefficace contre les variations thermométriques de l’atmo-sphère; cependant il est des circonstances dans lesquelles ilconvient d’y avoir recours.