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Etude historique et statistique sur les voies de communication de la France : d'après les documents officiels / par F. Lucas
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218 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.

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faites pour cette construction métallique peuvent sévaluerà 2 5 0,0oo francs.

On a quelquefois construit des phares en charpente, soitparce quils nétaient établis quà titre provisoire, soit parcequayant pour but de signaler des passes ou des bancs mo-biles, ils pouvaient réclamer dans lavenir quelques change-ments de position. Nous citerons, par exemple, le phare dePontaillac, près de Royan, destiné à signaler, concurrem-ment avec celui de Terre-Nègre, la direction à suivre pourentrer en Gironde. Léchafaudage, en sapin du Nord, estétabli sur un petit mur en maçonnerie, qui le soustrait aucontact humide du sol; il est élevé de 38 mètres et a coûtéenviron 55 ,ooo francs W.

Feux flottants. Lorsquon ne rencontre, en un point qui réclame léta-blissement dun feu, que des rochers submergés en touttemps, lon renonce à la construction dune tour, et on ins-talle un ponton que lon maintient en place au moyen duneseule ancre, ou, ce qui est préférable, de deux ancres affour-chées. On donne à ce bâtiment une forme allongée, afin quiloffre peu de prise à la mer lorsquil se présente de bout àla lame. On munit sa carène dun doublage en cuivre, pouréviter quelle ne se couvre trop promptement de plantes etde coquillages. Des fausses quilles latérales réduisent lam-plitude du roulis. Au centre du ponton se dresse un mâtélevé, le long duquel la lanterne est hissée chaque soir. Letonnage de ces pontons varie de 70 à 35 o tonneaux, et leurprix de 3 o,ooo à 265,000 francs.

(1) Depuis quelque temps on a éteint le feu de Pontaillac, en conservantson échafaudage pour servir damer.