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faites pour cette construction métallique peuvent s’évaluerà 2 5 0,0oo francs.
On a quelquefois construit des phares en charpente, soitparce qu’ils n’étaient établis qu’à titre provisoire, soit parcequ’ayant pour but de signaler des passes ou des bancs mo-biles, ils pouvaient réclamer dans l’avenir quelques change-ments de position. Nous citerons, par exemple, le phare dePontaillac, près de Royan, destiné à signaler, concurrem-ment avec celui de Terre-Nègre, la direction à suivre pourentrer en Gironde. L’échafaudage, en sapin du Nord, estétabli sur un petit mur en maçonnerie, qui le soustrait aucontact humide du sol; il est élevé de 38 mètres et a coûtéenviron 55 ,ooo francs W.
Feux flottants. Lorsqu’on ne rencontre, en un point qui réclame l’éta-blissement d’un feu, que des rochers submergés en touttemps, l’on renonce à la construction d’une tour, et on ins-talle un ponton que l’on maintient en place au moyen d’uneseule ancre, ou, ce qui est préférable, de deux ancres affour-chées. On donne à ce bâtiment une forme allongée, afin qu’iloffre peu de prise à la mer lorsqu’il se présente de bout àla lame. On munit sa carène d’un doublage en cuivre, pouréviter quelle ne se couvre trop promptement de plantes etde coquillages. Des fausses quilles latérales réduisent l’am-plitude du roulis. Au centre du ponton se dresse un mâtélevé, le long duquel la lanterne est hissée chaque soir. Letonnage de ces pontons varie de 70 à 35 o tonneaux, et leurprix de 3 o,ooo à 265,000 francs.
(1) Depuis quelque temps on a éteint le feu de Pontaillac, en conservantson échafaudage pour servir d’amer.