HISTOIRE DE L’HABITATION HUMAINE
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cavernes des troglodytes, jusqu’aux maisons ethôtels de nos jours, dans tous les pays.
Pour compléter cette reconstruction, il fallaitque chaque habitation humaine fût entourée d’unjardin formé de plantes originaires du pays dontla construction rappelle l’architecture. C’est cequ’a fait avec bonheur M. Laforcade, jardinier enchef de la ville de Paris.
Ainsi, les grottes des troglodytes ne sont entou-rées que de ronces, d’aloès qui jaillissent des fentesdes rochers. Les cèdres du Liban et les arbres deJudée abritent les constructions assyriennes, phé-niciennes ou israélites. Les Etrusques ou les Pé-lasges sont au milieu d’une plaine garnie de tamariset de vergilliers.
Le chêne des Gaules, avec son gui sacré, et lesessences d’arbres de nos forêts couvrent la demeurede nos pères. Les lauriers d’Apollon font une cein-ture à l’habitation grecque. Les myrtes, les grena-diers, les orangers, les mimosas sont le cadre dela maison romaine.
Sur le pavillon de la Renaissance grimpent lesroses, les capucines, les clématites et les chèvre-feuilles.
Le petit jardin chinois est planté de chamœrops,de bambous, de thé, d’azalées; le japonais d’au-cubas, de fusains, de cydonias ; enfin, les palaisdes Incas et des Aztèques sont entourés de leurssoleils, de leurs héliotropes, de l’aloès et du su-perbe datura.
D’autre part, M. Garnier a voulu que chacun deces petits pavillons fût garni de meubles et d’us-tensiles de l’époque ; de pjus, il a décidé quechacun d’eux serait habité.