HISTOIBE DE LA CUI.MI E.
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Theophraste donne le moyen de preparer du minium, de Iaceruse et du vert-de-gris, i> peu pres comme 1’ont plus tard indi—que Vitruve et Pline.
Le Tratte du feu (1) renferme des diseussions subtiles sur lesroid et 1'humide, sur la chaleur et la secheresse, empruntöesla plupart ä la doctrine d’Aristote. Ony trouve cependantun pas-sage du plus haut intöret, dont voici la traduction litterale : « Hnest pas irrationnel decroire que la flamme est entrelenue parunsouße ou corps aeriforme (2). » — 11 fallut plus de deux milleaus de recherches et de tittonnements pour arriver äla ddmons-tration experimentale de ce grand fait.
L’auteur ajoute qu’il donnera ailleurs plus de details surtoutcela. Mais, comme il ne revient nulle partsur ce meine sujet,il saut croire, ou qu’il oublia sa promesse, ou que son ouvrageaeteperdu.
C’eiait une opinion gdneraleinent repandue, et que nous re-trouverons äl’occasiondu feu gregeois, que la poix enüammöene peut pas ötre eteinte parl’eau, mais qu’il saut employer äcetesset l’huile et le vinaigre ( Tratte du feu , de Theophraste).
A propos des substancesaromatiqueset des huiles essentielles,Theophraste remarque avec justesse que l'odeur est due äla vola-lilite des corps (3); qu’il n’y a que les corps composes qui affec-tent l’odorat, et que les corps simples sont inodores (τά άπλαάοδμα) (4).
L’airjoue, suivant Theophraste, un röle important dans le d(i-veloppement des plantes; ä l’influence de l’air il taut encoreajouter celle du terrain. « L’air, dit-il, et les localitös influentpuissamment sur les diffdrentes qualitds des plantes (3). »
S’il est vrai que beaucoup de ces dcrits, attribues ä Theo-phraste, sont supposds et d’une origine plus rdcente, il saut nöan-moins reconnaitre que le style cn estassez pur, et qu’il ne res-semble pas au grec des dcrivains de l’dcole d’Alexandrie.
Apres Pythagore, D6mocrite, Platon et Aristote, l’esprit hu-main semblait las d’enfanter de nouvelles doctrines. On ne son-
(1) Θεοφράστου περί πυρός. Paris, 1567, in-'i°; ed. Turnfcbe.
(2) Τούτο μέν ούν ούχ αν άλόγως δόξειε συνεργεΐν πνεύμα τι. Ihid.
(3) Ίο γάρ τής οσμής εν αναπνοή. Ihid.
(4) Tradat, περί όσμών( de Odoribus), &Ι. Tmn£be. Lutet. 1566, in-4°.
(5) Διά τόν αέρα'καί απλώς τόπους. De Causis plantarunt Paris, 1550, in 4".