Band 
Tome premier.
Seite
143
JPEG-Download
 

PREMIERE EPOQUE.

143

§ 32.

Arsenic.

'Ce corps, qui n’a dtd bien dtudid que de nos jours, dtait ddjäconnu des anciens : ils parlent souvent de 1 ’orpiment, de la san-daraque,, et möme de Varsenicum (»pasvtxo'v).

L’histoire primitive de l’arsenic se borne a la cojinaissancedes sulfures Natureis, et notamment de la sandaraque et de l’or-pimcnt, qui portait le nom d ’arserüc par excellence.

« L ’arsenic (arsenicurn), dit Pline, se compose de la meinemutiere que la sandaraque (ex eadem est materia ); le meilleurest celui qui a une belle couleur jaune d’or (optimum, co-loris etiam in auro pxcellentius)·, celui qui est p’lus pitle, ou quiressemble ä la sandaraque, est repute de qualite infdrieure (1) ».

Au tdmoignage de Pline on peut ajouter celui de Vitruve, quiaffirme que l’orpiment (auripigmentum) est ce que les Grecsappellent arsenicon (2).

II est etonnanl que les anciens n’aient'pas decrit les proprie-tes toxiques de 1 ’arsenic blanc (acide arsdnieux), d’autant plusqu’ils savaient que, pour dünner plus de force ä I’orpiment, ilsaut le torrefier dans unvase de terre neuf jusqu’a ce qu’il changede couleur (3), et que les malades affcctes d’asthme et de touxsont soulages en respirant la vapeur arsenicale, rösultant de lacombustion de l’orpiment avec du bois de cedre (4).

« On calcine, dit Dioscoride, la sandaraque avec du charbon,jusqu’ii ce qu’elle ait changö de couleur. Ainsi employee en si ic-tions sur la peau, eile l’irrite et fait tomber les poils. On la trouveen Mysie, en Cappadoce et dans le Pont (3). »

La sandaraque ou l’orpiment calcind n’elait, selon tonte appa-rence, que de l’acide arsdnieux impur. Mais les auteurs grecs etlatinsne nous ont laissdä cet dgard aucun ddtail precis.

Dioscoride, Leise, Pline et Gaben, et tous les dcrivains poste-

(1) Pline xxxiv, 56 (edit. Lemaire).

{·>.) Yitrnve, vir, 7.

(3) Tonetur, ut validius .prosit, in nooa testa, donec mutet colorem. Pline,xxxiv, 56.

(4) Pline, loco cit.

(5) Dioscoride, v, 121.