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HIST0IRE DE LA CHEMIE.
Au rapport de Vitruve, on savait imiter le bleu indien ou l’in-digo, en mfilant la poudre d’un verre colorö (ύαλος) avec de lacraie selinusienne ou annulaire.
Davy pense que ce verre 6tait colore par l’oxyde de cobalt, etque lamatiere etait semblable ä notre smalt.
Lesvases d’un verre bleu transparent, qu’on trouve dans lestombes de la Grande-Grece, sont teints avec le cobalt. Tous lesverresbleustransparente, grecs etromains, analyses par H. Davy,en contenaient (1).
§49.
Violet.
Theophraste et Pline parient d’une espece de lichen que plu-sieurs savants (Beckmann, Dillen, etc.) regardent comme iden-tiqueavec 1’orseille (lichen roccella).
Theophraste rapporte que ce lichen ou fucus marin (το πόντιονφϋκος) se rencontre, sous des roches, dans Pile de Crete, et qu’onPemploie pour teindre la laine en pourpre (2). La infime choseest rapportee par Pline (3).
La matiere colorante du lichen n’a fitfi isolfie, sous le nom d 'or-ceine, que dans cesderniers temps, pres de deux mille ans apresThfiophraste.
§50.
Couleurs vertes.
Les couleurs vertes minfirales des anciens elaient toutes descarbonates ou des acetates de cuivre. H. Davy incline k penserque les acfitates de cuivre, employes comme substances tincto-riales par les Grecs et les Romains, se sont, ä la longue, Irans-formes en carbonates.
On remarque difffirentes teintes de vert dans les bains de Ti-
(!) Annalr.i de chimie, t. xcvi, p. D0
(2) llist. plant., iv, c. 7. Couip. Dioscoridt», iv, 95.
(3) Pline, xxvi, 60; xxxn, 22. Voy. liekinann, Beilrsege zur Geschichte derErfindungen, I. i, p. 335.