PREMIERE EP0QUE. 173
lange avec des dkbris de lave, au lieu du marbre pulverisd, etles stucs de ces maisons sont gris oubruns, et tres-grossiers dansleur texture (1).
Nous avons vu plus haut que Vitruve et Pline recommandesltPencaustique pour fixerle minium, etpourlegarantir du contactde l’air. Ce procede consistait ä couvrir la peinture d’une couchede cire punique, liquefike de maniere k former un vernis. Noussavons, d’apres Pline, que plusieurs artistes grecs avaient peintleurs ouvrages k Pencaustique; les couleurs, avant d’itre em-ployees, dtaient mölees de cire. La colle appelde gluten servaitparticulierementa fixer lesnoirs dans la peinture.
Malgrdces renseignements, H. Davy avoue cependant n’avoirpuddcouvrir la presence d’aucun vernis de cire, ni d’aucun glutenanimal ou vegdtal, dans les anciennes pieces de stuc peint donil a fait l’analyse.
§ 85. ,
Minerals. — Marbre (carbonate «le clinux). — Plätre, gypsc( Sulfate de chaux ). — Mortier, etc.
Pline divise implicitement les pierres (mineraux) en pierresmedicinales {lapides medicinales), et en pierres employdes dansles arts et pour des ouvrages de magonnerie.
Dans la premikre classe il comprend la pyrite, quel’on rencon-trait surtout dans PiledeChypre et dans les mines des environsd’Acarnanie, et dont on retirait le cuivre en calcinant le produitdu grillage (oxyde de cuivre) avec dumiel [coquuntur in melde).
Le miel, substance riebe en carbone, agissait ici de la meinemanikre que le charbon que l’on emploie aujourd’hui pour lareduction des oxydes. La seule difl'örence consiste dans le prixde la imitiere. Ce fait est propre k nous expliquer le prix klevkdes mktaux chez les anciens.
Les pyrites ötaient employdes par les mkdecins grecs et ro-mains les minies cas ou nous employons l’iode (2).
Les pierres appelöes melilile, gagate, geode, ostracite, et dontPline n’indique aueun caractere distinctis, etaient preconisöes
(1) H. Ilavy, ouvrage eile, p. 153, et Annales de chimie, vol. xci, p. l.Oi.
(2) Pline, Hüt. nat., xxxvi, 30.