U1S10IRE DE LA CHIMIE.
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cite Geber, Rhases, Morienus, tandis que lui-m6me est cite parles alchimistes du quatorzieme et du quinzieme siede. II paraitdonc St re anterieur au quatorziöme siöcle.
Nous avons de lui deux Epitres alchimiques : l’une adressee LEutocie, l’autre ä l’eveque Sarrataute. Elles renferment desidöes obscures et all6goriques sur Ie principe male et le principefemelle, ainsi que sur les proprietes universelles de la pierrephilosophale (1).
§ 28.
Aiain de lalle (ne en 1114·, mort vers 1202).
Alain de Lilie, surnommö le docteur universel, fut un des pluscelfebres savants du douzieme siede. Contemporain de saint Ber-nard, il dait ä la fois philosophe, physicien , theologien , poeteet historien. Nommd au siSge dpiscopal d’Auxerre ou de Cantor-bdy (lelieu est incertain), il resigna bientöt ses fonctions,pour se retirer au monaslere des meines de Citeaux (2). C’estprobablement danscette retraite qu’il pratiqua 1’arthermetique.
On ignoreleveritablelieude sanaissance etla date exacte de samort. Quelques-uns le placent dans le treiziöme siede et lui don-nent indiffdemment pour patrie 1’Allemagne, 1’Ecosse , 1’Espa-gne, Ia Sicile et la Flandre. Gependant Alain dit lui-meme qu’ildait de Lilie en Flandre, dansson Anticlaudianus, ouvrage dont1’authenticite a de parfaitement etablie par dom Brial (voy. Hisloirelitteraire, tome XVI.). Othon de Saint-Blaise cite maitre Alainparmi les docteurs les plusöminents, qui vivaienten 1194. Albe-ric de Trois-Fontaines, icrivain du treizieme siede, place lamort d’Alain dans l’annöe 1202, ce qui s’accorde avec la grandeChronique beige. Les meines de Citeaux lui lirent 1'dpifaphesuivante :
Alanum brevis hora brevi tumulo sepelivit
Qui duo, qui seplem, qui totum scibile scivit;
Scire suum moriens dare vel retinere nequivit.
(1) Artis auriferae quam chemiam vocant, vul. III; Basii., 1610, p. 158204.
(2) Wacliler, Geschichte der Literatur, I. II, p. 462.