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Tome premier.
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DEUXIEME EPOQUE. 373

Laureat du Lac sont encore aujouvd’hui riches en miaes deplomb.

Les miaes de Sainte-Marie en Lorraine et ceiles de Leberthalen Alsace sont tres-anciennes. On lit, dans le cartulairede Fol-quin, que saint Bertin fit, vers 660, construire une eglise enbriques de differentes couleurs, et entremeldes de lamellesd’or. Suivant Folquin, cette eglise existait encore en 963.

On trouve dans l’histoire des dveques de Toul que, vers l’an975 , Gdrard XXXIV concöda plusieurs biens ä l’dglise de Saint-Uiez, et qu’il se rdserva le droit de dixidne sur les mines d'ar-gen! ( decimas minx argenti). Les evöques de Toul s’dtaient faitconcdder, par les empereurs, le droit de battre monnaie, et depercevoir les rögales des mines de leur diocbse.

L’exploitation des mines des Pyrendes marque deux 6po-ques differentes : la premiere sous les Romains, la seconde sousles Maures. Les Romains construisaientles tours de leurs forlsenligne circulaire, atm d’amortir l'effetdes machines deguerre surles angles. Aussi les puits de leurs mines, soit par coutume, soitpar principe, sont-ils toujours ronds. Les Maures, au contraire,et les Francs, donnaient aux tours, ainsi qu’aux excavations demines la forme carrde. L’usage des tours carrees s’est conserveen France jusqu’ä la fin du quinzikme siede. A partir de cetteenorme, on a repris la forme des tours rondes, iointes auxödifices (i).

On trouve encore des vestiges des travaux romains dans lahasse Navarre, k Uzks, dans le Rouergue , etc.

ßertrand Hebe , dans son Hisloire des comtes de Foix, parled’innombrables mines ( innumerx fodinx) de plomb et d’argentqui se rencontrent dans ce comte.

Philippe le Bei confirma, en 1293, au comte de Foix la cou-tume de faire exploiter k son prosit les mines de son comtö, eten particulier une mine d’alun.

§ 32.

jTIim-s d’Allemagne.

Les chroniques parlent de plusieurs mines d’Allemagne dontl’exploitation est anterieure aux croisades, ou qui remonte k

(1) Gobet, Anciens mineralogistes de France, vul. I, p. 12'2.