DEUXIEME EPOQUE. ,
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Leurs mots sont divers et obliques,
Et sentenccs paraboliques.
Eu esset, par eulx je voy bienQue jamais je ri’en sgauray rien. »
Nous avons encore du meine auteurdeux autres Berits, le Tes-tament et le Codicille; mais ils sont dtrangers k Palchimie.
Le Miroir d’alchimie, attribuö ä Jean de Meun, est probable-ment un ouvrage supposö (1).
On trouve dans la möme edition (1814, Paris, in-8") du Romande la Rose, la Fontaine des amoureux de Science , compose parJehan de la Fontaine, de Valenciennes, en la comie de Hainault ,l'an 1413. — C’est une espece de grimoire alchimique.
§ 14 .
«Tenn XXII.
Frangois Pagi rapporte que ce pape, celebre par Pdtendue deses connaissances et ses ddmölds avec les empereurs d’AlIe-magne, composa en Latin un livre sur Part transmutatoire, quifut traduit en frangais en 1557 (2). II est dit, au commenceinentde ce livre, que Jean XXII, qui rdsidait ä Avignon jitsqu’ä samort, arrivde en 1334, fit travailler au grandeeuvre dans la villememe d’Avignon, et qu’il y fit faire deux cents lingots qui pe-saient chacun un quintal. Lenglet-Dufresnoy afsirme, on ignoresur quelle autorite, que Jean XXII avait appris l’alchimie deRaymond Lulle et d’Arnaud de Villeneuve (3).
A toutes ces assertions on peut objecter que Jean XXIIavait lui-meme rendu des ordonnances severes contre les alcbi-mistes, qui parcouraient alors tous les pays et essayaient dcs’enrichir aux döpens de la erddulite du public. D’ailleurs, cepape, absorbd par de graves preoccupations politiques, ne de-vait guere avoir le loisir de s’occuper de la pierre philosophaleet de la transmutation des metaux.
(1) Paris, 1613, in-8°. —Divers traites d’alcbiraie traduils en srancais; Lyon,1557, in-8", »° 3.
(i) Franr.isc. Pagi, Breviarium de gestis romanomm pontificum, 1. iv. Inscanne xxii, n° 88, in-4°.
(3) IJistoire de la Philosophie hermttique, etc., 1. 1 , p. 192.