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Tome premier.
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HIST01KE IIK I.A UII1MIE.

Encore quelques siecles, et nous verrons l’autorite des bcolesfaire place k l’autoritö de l’experience. En altendant, nous cons-taterons que les alchimistes du moyen äge s’accordaient dejasurlanecessitö d'observer, ou, comme ils s’exprimaient, d’ imiterla nature. Mais. ce n’ätait lä pour eux que le moyen d’arriver acomprendre et ä pönetrer les secrets des philosophes, « Celuiqui ne joint pas la thöorie ä la pratique est, remarque Richard,comme l’äne qui mange du'foin, et qui ne se rend pas comptede ce qu’il fail (1). »

Le Rosarius minor et le Speculum alehimue, que Borei et Gmelinattribuent ä Richard, appartiennent, le premier k Arnaud deVilleneuve, et le dernier a Roger Bacon.

§ 22 .

(■uillaume «le Paris.

Bernard de Trövise parle d’un « inaistre Guillaume le Parisien,un grand clerc, qui fust saige en cette Science (2); » et plus loinil le nomme « chef des escolles de Paris (3).»

Lenglet-Dufresnoy et Borei n’ont pas compris Guillaume deParis dans la liste des alchimistes du moyen äge. La Bibliothequede Mangel, le Theatrum chemicum, le Museum hermeticum, etd'untres collections d’ouvrages alchimiques, ne contiennentaucun traitö de Guillaume de Paris, que Bernard de Trevise dittaut cölebre.

Gependant le manuscrit latin n° 7147 de la Bibliotheque im-periale renfevme un petit dcrit alchimique, sous la forme d’unelettrc, intitulöe Epistola Guillielmi Parisiensis episcopi super al-kimia (4). Ce Guillaume, tivöque de Paris et alchimiste, esttres-probablement celui que Bernard appelle chef des ecoles deParis.

Nous n’avons aucun renseignement pröcis sur Guillaume deParis. Ilparaissaitversd danstoutes les subtilitös de la philosophie

(1) Piam praeter naturae imitationem impossibile est ipsis secreta philosophorumail perfectum finem perpetrare. Hi transeunt ad practicam sicut asinus ad feenum ,nesciens ad quid porrigat rostrum.

(2) Opuscule tres-excellent, etc.; Anvers , 1567, 12, p. 156.

(3) lind., p. 158.

'4; Ms. 7147, fnl. 35-44.