DEUXIEME EPOQTJE.
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quinzieme siede, ou peut-6tre meme ä uneepoque plus röcente.Le nom (le Basile Valentin ne se trouve en esset, ni sur la listeprovinciale des benedictins d’Erfurt, ni sur la liste gdnerale desreligieux de eet ordre, deposöe dans les archives de Rome (1).Pour ötablir ensuite que l’auteur en question n’est pas aussiancien qu’on le pense, on cite, comrne preuve : 1° la prepa-ration des caracteres d’imprimerie avec un alliage d’antimoine,ddcrite dans un de ses principaux ouvrages (2); 2° l’indicationde la maladie syphilitique, sous le nom de mal francais, ou denouvelle maladie des mililaires (newe Krankheit der Kriegsleut ),maladie que l’auteur conseille de combattre par les sels de mer-cure, d’antimoine et de plomb (3).
Ceux qui fönt vivre eet alchimiste au commencement dudouzieme siöcle n’ont aucune raison plausible a alldguer.
Ouvrages de Basile Valentin.
On raconte qu’une des colonnes de l’eglise d’Erfurt s’ötantouverte tout ä coup, comme par miracle, on y trouva les ecritsde eet alchimiste. On se rappelle que cettc lögende etait dejäconnue des maitres de l’art saci'6 (4).
Aucun des ouvrages de Basile Valentin. dont la plupart sontdcrits dans l’ancien dialecte haut-saxon, ne parait avoir die im-primeanterieurementau dix-septiemesiöcle. Leseditions les plusanciennes sont de 1602 ou de 1604. La bibliotheque de 1'Arsenalpossfede plusieurs manuscrits du dix-seplifeme siecle (n° 162,n° 163, n° 164, n° 165), contenaht la traduction fran^aise dedivers traites de Basile Valentin.
C’est dans les ouvrages de B. Valentin, dont nous allons donner
(1) Motsclmiann, Erfordia litlerala, p. 390.
(2) Les premiers caractüres d’imprimerie dtaient en bois. Ce ne tut qne plu-sienrs annees apres qn’on se servil de caracteres metalliqnes. a
Triumphwagen antimonii ( Cliar Iriumphai de l’antimoine), p. 180.
<> Enfin Sache que l’anlimoine seit a beaucoup de choses, et entre autres, äfaire les lettres dont on se seit dans les imprimeries ( zu den Schriften , so inden Druekereyen gebraucht werden).
(3) On pretend que cette maladie tut apportde de l’Amerique par les Espagnols,D’autrcs soutiennent qu’elle fut introduite de Naples en France (vers 1498) parles troupes de Charles VIII. Crs divergences d’opinions prouvent que son originecst fort obscure.
(4) Yoy. p 277.