DEUXIEME EPOQUE. 481
question dans le meme traitd, se prdparait directeinenl en trai-tant l’antimoine par l’esprit de sei, ou en le chauffant avec dusublimd corrosif, du sei coramun et de l’argile.
Le Char triomphal de l’anlimoine expose encore beaucoupd’autres sujets, dont les principaux sont:
1° \Jesprit de sei. Cet acide energique dtait prepard au moyendu sei marin et du vitriol. Le Vitriol rdagit ici comme l’acidesulfurique, qui le remplace aujourd’hui dans la prdparation del’acide chlorhydrique.
2° Vextraction des metaux par la voie humide. Pour retirer lecuivre de la pyrite (sulfure), l’auteur convertit d’ahord celle-cien vitriol (sulfate) par l’humidite de l’air; ensuite il dissout levitriol dans l’eau, et plonge, dans le liquide, une lame de fer. Lecuivre se ddpose (1). — Ce procedd, aussi ingenieux qu’exact,dtait aux yeux des alchimistes une verkable transmutation.
3° L ’eau-de-vie. Ce liquide etait prepare, non-seulement par ladistillalion du vin, mais encore par celle de la bidre. On opdrait laconcentrationpar des distillalions reitdrees sur du tartre calcind.
4° L’st*>. « L’air, dit l’auteur, est necessaire ä tous les animaux,et meme auxpoissons. Les poissons pdrissentd’asphyxie dans lesetangs recouverts de glace, parce qu’il leur manque l’air indis-pensable ä la respiration (2). »
Haliographia (3). Ce traite, fort intdressant, est presque iden-tique avec un autre traitd, intitule Das letzte Testament (le der-nier Testament). Beaucoup de passagesse trouvent litteralementreproduits dans celui-ci. Yoici les matieres qui y sont traitees :
Or fulminant. L’auteur fait d’abord dissoudre l’or dans del’eau rdgale, et le prdcipite par l’liuile de tartre (solution de car-bonate de potasse). II ddcante ensuite la liqueur qui surnage,recueille le precipitd ( prxcipitatum) (4) et le fait sdcher ä l’air.
(1) Triumphwagen Anlimonn, p. 122 et 127.*
(2) Ibid., p. 148.
(3) Haliographia,seit de prseparatione, usu ac virlutibns omnium salium, etc.,ex manuscriptis et originalibus fratrisBasilii Valentin!; Bononise , IS44, in-12. —La Bibliothfeque impeiiale possede une traduction francaise mamiscrite de ce traitd(n° 2680, fonds de Saint-Germain), qui appartenait autresois an duc de Coislin,evdque de Metz.
(4) C’est la premidre fois qne nous avons trouve ce terme dam les dcrits desalchimistes; il est aiijomd’hui universellement employd pour ddsigner toutesiibstarice insoluble qui se ddpose dans une liqueur,
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