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Tome premier.
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,, DEDXIEME EPOQUE. 489

dit l’auteur, que de Fesprit-de-vin , ne cesserait pas neanmoinsd’avoir ses urines chargöes de sei volatil. Ge sei est donc le r6-sultat d’une transformation qui s’opere dans le corps deFhomme. »

A propos des fourneaux, il fält mention de la lampe ä alcooi,dont il rejette Femploi comme trop dispendieux. Ainsi, la lampeä esprit-de-vin est connue depuis plus de deux siecles.

Uernier leslament (1). C’estun document indigeste, oü l’ondö-eouvre $a et hVquelques perles. Il y esl souvent question des minesdu Harz, de Hongrie, de la Styrie, de la Carinthie, de la Bohemeet de Laxe, qui ötaient döjä au seizieme siede en pleine exploi-tation. « Le fer de Hongrie est cassant, parce qu’il renferme ducuivre; mais, dant purifie par Faffinage, il n’est plus cassant,et devient propre ä la fabrication des sabres, des armures, descottes de mailles (2). »

En parlant des eaux minerales, Fauteur remarque que Fanalysede ces eaux et des sels qu’elles tiennent en dissolution pourraitconduire b la döcouverte de certaines mines. C’est en esset par cemoyen qu’on avait döcouvert les mines de Frankenhausen, deHalle et de Mansfeld (3).

Il signale ensuite tous les dangers qui menacent les ouvrierstravaillant dans les mines, et il insiste particulierement sur lesairs irrespirables, qui dderminent une asphyxie instantanöe.Il compare Fair des souterrains ( Berg-schwaden ,) ä Fair qui seproduit dans les caves pendant la Fermentation du moül.

Pourassainir les galeries Souterraines et prevenir des accidentsgraves, il recommande d’y allumer de grands feux. Mais il con-seille, comme plus avantageux, Femploi d’un tirageappele tirageautomale (Selbst-gebläs), execut^de lamaniere suivante : «On faitune beule de cuivre de la grosseur d’une tete d’homme; on ypratique une petite Ouvertüre par laquelle on introduit de l’eau.Ensuile on met la beule sur des charbons ardents, et on la portedans l’endroit que l’ou voudra purger de Fair irrespirable (4). »

Pour faire sauter les mines, il prescrit d’employer une beulesemblable, remplie de poudre ä canon.

(1) Letztes Testament. Dans Basil. Yalent., Chemysche Schriften, etc., edit.INic. Petrajus; Hambourg, 1717, in-8, p. 467.

(2) Letztes Testament, p. 516.

(3) Ibid., p. 557.

(4) Ibid., p. 611.