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Tome second.
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IlISTOIIiE DE i.A CIIlMIE.

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soufre, le sei et le mercure. Les proprifetfes de ces felfementsse manifestent dans diverses parties de 1’economie : le soufreest rouge dans le sang, le sei est vert dans la bile, et le mercurepesant dans les chairs. Il y a un sei sidferal (produit par 1’influencedes astres), qui n’est accessible qu’aux sens les plus exerces,et qui forme le residu de 1’incineration; il y a aussi un soufresideral, base de 1’accroissement et de la combustion descorps;enfin il y a un mercure sideral, fondement des liquides et desparties volatiles. Les fonctions organiques de la vie sont les mou-vements de la volonte d’un Arche, que le chimiste devraitprendrek pour modfele dans toutes ses opferations. Cet Arche opfere la di-gestion , il sfepare les maliferes destinfees ä 6tre rejetfees, et assi-mile celles qui doivent se transformer en sang, en muscles, etc.11 reside non-seulement dans 1’estomac, mais dans toutes lesparties du corps, dont chacune est comparable i un eslomac.

La pathologie chimique de Paracelse, ou 1’astrologie occupeune large place, relfeve des mfemes doctrines. Ainsi, les maladies,surtoutfepidfemiques, sont, audire de 1’auleur, engendrfeespardesastres dont 1’influence infecte ou empoisonne l’air. L’arsenic agitsur le sang , le mercure sur la tete, et le sei sur les os et lesvaisseaux. Les fievres putrides doivent leur origine L des sub-stances excrfementitielles qui, au lieu d’etre eliminees, sontretenues dans 1’economie. Lenez secrete le soufre, lespores se-crfetent le mercure , et les ereiltes l’arsenic.

Toute la chemiatrie ou therapeutique chimique de Paracelsese reduit ii la propositiori suivante : L' komme est un compose chi-mique ; les maladies ont pour cause une alleration quelcortque dece compose; iljfaul donc des medicaments chimiques pour combatlreles maladies. -- Cette proposition etait, pour Paracelse et sesdisciples, un vferitable axiome.

Les substances, qu’il supposait jouer un role important dans1’feconomie animale , sont aussi celles qui sont le plus souventem-ployfees par lui comme mfedicaments. Le mercure, le soufre, Pan-timoine, l’arsenic, occupent ici le premier rang. Viennent ensuilel’opium, la teinture d’alofes {elixir de propriete ), l’espritde Vi-triol, la rouille defer, le vilriol et 1’alun : iis etaientadminislrfesä de trfes-hautes doses (1). Extraire des vegetaux et des minfe-

(l)L’alnn et le Vitriol, qui avaient lite jusqu’alors souvenl conlomlus l’uu avec1'autre, sont fort l>icn distingues par Paracelse : il ddinonlre analytiquement que