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lllSTOIRE !)E LA CH1MIK.
des forges et des i'onderies qui acquirent bientöt une grande rd-putation. Cardan et Paul Verger, dvdque d’Istrie, alldrent les vi-siter. Le nom de Thurneisser parvint aux oreilles de l’empereurFerdinand, qui lui accorda, comme une favcur particuliere, de dis-sdquer une femme vivante : eile avait ete condamnee ä mourirpar l’ouverture de toutes ses veines.
En 1560, nous voyons Thurneisser voyager en Ecosse et auxlies Orcades, en Espagneet en Portugal, par ordre de l’archiducFerdinand, qui aimait ä protdger les arts et les Sciences. DuPortugal il passa, dit-on, en Afrique, parcourut les cötes de laBarbarie, visita l’ßlhiopie, l’figypte, l’Arabie, la Syrie, la terresainte et effectua son retour par File de Crdte, la Grdce et l’Italie.Quoi qu’il en soit de ces voyages, qui ne paraissenl pas tous au-thentiques, nous retrouvons Thurneisser, des le mois d’aoüt1565, en Tyrol, occupd ä rdlablir ses al'faires ddlabrees. Dös1570, il adopta ddciddment la mdlhode de Paracelse en alliantla mddecine avec la chimie. Pretendant avoir decouvert unrdactif propre a ddceler les changements que subit le sang dansdiffdrentes espdces de maladies et ä servir deguide dans les di-vers modes de traitements ä suivre, il tut appeld ä Munster poury organiser une pharmacie chimico-iatrique et un laboratoiremodele. En aovit de la möme annde nous trouvons Thurneis-ser au Service de l’eveque de Munster, qui accompagna jusqu’aNimeguela princesse Elisabeth, fille de l’empereur Maximilienll,et fiancde de Charles IX, roi de France. L’anndc suivante, Thur-neisser devint premier mddecin de Jean-George, dlecteur deBrandebourg. Cette position ne 111 qu’enlretenir sa vanite: il ne semontrait en public que vdtu de magnisiques habits de Velours etla poitrine ornde de longucs chaines d’or. Il se iaisail passerpour un astrologue et dlait en correspondance avec Nostrada-nms. Les richesses qu’il amassa en peu de temps tu reut attribueespar la pluparta la pierre philosophale qu’on lui supposait avoirtrouvee. Elles provenaient en realitd de la venle de ses almanachsprophetiques, de quelques procedds chimiques, dc ses manus-crits, deses talismans, et suriout d’un cevtain nombre de euresheureuses, obtenues par l’inspection des urines.
Thurneisser paraissait ä l’apogee de sa fortune, lorsqu’il lutlout ä coup atteint du mal du pays, assez conunun chez lesSuisses. Vainement l’electeur cherchait-il le retenir sacour. Thurneisser quittn Berlin en 1581, revintä Bäle, et y per-