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HISTOIHE DE LA CI1U1IE.
des anciens. Vargas nous donne sur cette substance quelques in-dications prßcieuses. a Le manganese, dit-il, qui est de Cou-leur de rouille noire, ne se fond point seul; mais, etant möle etfondu avec les 616ments du verre, il communique L celte subs-tance une couleur d’eau Iimpide et transparente; il purifie leverre vert ou jaune, et le rend blanc; les verriers et potiers seservent de ce demi-metal avec prosit (1). »
C’est bien IL l’oxyde noir de manganese, qui, 6tant employedans des proportions convenables, blanchit le verre sali parl’oxyde de fer. C’est cette propriüt6 qui l’a fait appeler savon desverriers.
Le huitibme livre du Traite de metallurgie contient la descrip-tion de quelques proc6d6s ou secrets L l’usage du Ibrgeron, dudoreur, etc.
En parlant de la trempe du fer, I’auteur insiste sur les colora-tions diverses de Vacier. « L’acier revöt, dit-il, quatre couleurs,lorsqu’on le chauffe et qu’on le trempe. La premiere est d’unblanc d’argent, la seconde d’un jaune dort;, la troisifeme d’unenuancc violette, et la quatrieme d’un gris cendre. »
Vargas ne dit pas si l’acier est plus ou moins dur. suivant qu’ilprend chacune de ces nuances.
o C’est aussi un secret, continue-t-il, de savoir tremper unelime, afin qu’elle soit trös-dure; et cela se fait avec des cornes decerf ou des ongles de boeuf, avec du verre pile, du sei, le touttrempe dans du vinaigre; on en frotte la lime, on la fait chauf-fer, et puis on la plonge dans I’eau froide (2).»
Vargas comprend que la fabrication des limes est une braucheimportante d’industrie, qui devait bientöt se perfectionner deplus en plus.
« Si le fer, continue le mtzme auteur, est aigre et cassanl, il lautle fondre avec de la chaux vive. — On le rend egalemenl doux enl’ßteignant dans du suc d’6corces de feves ou de mauve. »L’auteur pritend qu’on peut rendre le fer aussi mou et aussimallöable queleplomb, parle proc^dö suivant: «On frotte le feravec de l’huile d’amandes ameres, on l’enveloppe d’un m^langedecire, de benjoin et de soude, et on recouvre le tout d’un lut faitavec de la ßente de cheval et du verre en poudre; on le laisse
(1) Perez de Vargas, De re metallica, lib. iv, 10.
(2) Ibid., viii, 4.