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Tome second.
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T110ISIEME EPOQEE. ^3

etaient recouvertes d’un minerai brillant qui tut reconnu pour del’argent ( 1 ),

Aprks quelques contestations entre Gualpa , un autre Indien etunEspagnol nomme Yillardal, les mines de Potosi furent ddcla-rees ouvertes le 21 avril 1545.

La montagne de Potosi renferme quatre veines : la ricca (ri-clle )> la c ente.no, la mendieta, et la ferne d’etain. Toutes ces veinesso ‘d situees dans la partie orientale de la montagne , et seien-den! du nord au sud (2). « Gelte montagne, dit Ulloa, ressemble,dans son intdrieur, ä une räche L miel, moins sa rbgularitd, kcanse de son grand nombre de percements, de galeries, detouilles qu’on y remarque. S’il dtait donc possible de bien en-lever ton! d’un coup la croüte qui la recouvre, on y apercevraitun nombre infini de routes Souterraines percdes sans suite eteotnme an hasard, selon la direction des veines metalliques (3). »Le procede ordinaire de l’extraction et de l’affinage de 1 argen!,employd primitivement, consistail ä. calciner le minerai dans depetits fourneaux construits sur les cötes des montagnes, exposdsau vent ces fourneaux s’appelaienl gayras. Le minerai dtaitfondu avec une matihre metallique, nommde par les Indiens so-rocf *e, et qui, d’apres cequ’en dit Acosta, n’etait autre chosequedu Plomb. C’est donc la coupellation qu’employaient les IndiensP°ur aliiner l’argent.

vn quintal de minerai riebe donnait d’ordinaire 30,40et mSme30 pesi d’argent. Le minerai pauvre ne rendait environ que6 pesj. ii y ava j t ^ potosi une grande quantite de ces mineraisPauvres, d 0 nt on ne faisait aueun eas, et que l’on continuaitäre jeter avec les scories, jusqu’au moment oü l’on eut adoptö leP r ocede par amalgamalion, qui avait ete employd au Mexique dösl’annöe 1566.

Acosta nous apprend que, pendant le gouvernement de donFrancesco de Tolede, il arriva au Perou un homme qui avait 6telongtemps au Mexique, et qui avait remarqud qu’on extrayait

argen! an moyen du mercure; c’etait Pero / eruandez de V&-

(1) Histoire naturelle et morale des Indes tant orientales qu occid n >Par Jo-epl, Atosla (tra(1 . par R Ueg nault); Paris, 1608 , in-8 , lil). iv, c. --

(2) Ibid., iv c 8 ,,

( 1 2 3 ) Memoir'es phUo'sophiques , historiques , physiques , concernant la.di-emverte de VAminque, etc., par don Ulloa, lientenanl gteeral des armies na-vales de l’Espagne , commandant au Perou ,t. I, P- 289 (Paris, 1787, m-8 ).