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Tome second.
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TKOISIEME EPOQUE.

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conneu par Ja congelation du salpestre que le cristal ne se con-gele point sur la superficie, ainsau milieu des eaux communes;tellement que toutes pierres portant forme quarrte, triangulaireou pentagone, sont congeldes dans l’eau. »

Yoilä les premibres notions scientiiiques de crislallographiedont l’histoire fasse mention : formation des cristaux dans l’eau,formes geometriques de ces cristaux; — rien n’icbappe ä lasagacite de Palissy.

A une ipoque oü l’auloritd des dcoles ne cessait de faire laguerre L la libertd de la pensie., la virile et l’errenr s’entre-cho-quaienl ä tont Moment. Palissy, tont en rejetant conime ab-surde la transmutalion des mitaux teile que l’enlendaient lesalchimistes, admet nianmoins la possibilitd de la transforma-tion des corps organiques en mdtaux. Yoici le passage oü il ex-prime cette singuliire idee : « Je dis que l’homme, le bois et lesherbes peuvent se reduire en mötal (1). Et cela se peut fairequand vn liomme seroit enterri en quelque lieu aquatique, oüla terre seroit pleine d’une semence de Vitriol ou couperose.Gar la dite semence n’est autre chose qu’vn sei qui n’est jamaisoysif. Et, comme j’ay desia dit, les sels ont quelque afsinitd■ ensemble. Le sei du corps mort estant en la terre fait atlrac-tion de l’autre sei, lequel sera d’vn autre genre, et les denxsels ensemble pourront endurcir et riduire le corps de l’hommeen matiferes mdtalliques, d’aulant que la natu.re du sei nommöcouperose ou vitriol ne peut faire autre chose que convertiren airain les choses qu’il trouve au lieu oü il fait sa demcu-fance. Je te donne ce trait pour vn point invariable et bien as-suri. »

On voit, par ce passage, combien il est difficile de conlcnirl’esprit dans les limites de la r6alit6.

Persuade de l’utiliti de ses döcouvertes et de la n6cessit6den faire pari ü ses contemporains, Palissy iil en 157d uncours public, qu’il annonqa par voie des affiches. « Je mis,

ü-il, en mes affiches, que nul n’y entreroit q'a’il ne baillast unescu ü 1 entree desdites lef.ons; et cela faisobi-ie en partie pour' 0lr s i par le moyen de mes auditeurs je pourrais tirer quelqueles^ ra< ^ ct * on ’ fiui eust plus d’assurance de verite que non pasP r euues que je meüois en avant, sqa.ehant bien que si je

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