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HISTOIHE DE LA CIIIMIE.
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musculaire et la force nerveuse. Les gaz exercent sur lui une in-fluence puissante, instantanee, parce qu’il tient lui-m6mo de lanature des gaz.
Van-IIelmont reconnait, Pun des premiers, 1’existence d’unacide particulier dans l’estomac (suc gastrique). « Cet acide,dit-il, est aussi necessaire L la digeslion que la chaleur cons-tante du corps; dans le duodenum, l’acide de 1’estomac rencontrelabile, qui agit comme un alcali; il se combine avec elle, L. peuprfes comme le vinaigre trCs-forl avec le minium {non secus fere, at-que acetum acerrimum per minium), et perdent Pun etPautre, parcette combinaison, leurs proprietes anciennes (1). » — L’acidede Pestomac, torsqu’il s’aecumule en trop grande abondance,peut, selon 1’anteur, produire de nombreuses maladies. Lerhumatisme articulaire, la goutte, les palpitations de coeur, lagangrene, la gale, etc., ontpour cause un principe acide.
Ces idees cliimiques attirerent Pattention d’ungrand nombre dem^decins, et en particulier du celebre Franqois Sylvius (Dubois),le represenlant de Phumorisme et du chimisme de son epoque.
§ 2.
, ' Robert Rojle.
Boyle est une des plus nobles figures de Phistoire. OrLce ;\ uneapplicatiori mesurcede lamdthode experimentale, il a puissam-ment contribue aux progres des Sciences. Favorise par Ia Fortuneet la naissance, il lui aurait e te facile d’arriver aux fonctions lesplus elevdes dans PE tat; mais sonambition se bornait, rare ambi-tion! ä consacrer sa vi e äPetude des phdnomenes dc la nature etau soulagement des pauvres. Aux vanildsde ce monde il prefdraitl’6tude silencieuse dc la nature, le cercie d’un petit nombre d’a-mis et la conscience de n’avoir employ6 ses facultes que pourfaire le bien.
Robert Boyle, flls de Richard, comte de Cork etd’Orrery, naquitk Lismore en Irlande, Ie25janvier 1626, Pannee mömeoümourutlechancelierBacon. Sesparents, ddvouesaux interSts dynastiquesde la branche des Stuarts, le destinarent d’abord k PEglise. Mais
(1) Ort. med., p. 219 .