TROISIEME El'OQUE.
245
efforts louables pour concilier Ja pharmacologie avecles progrcsde la chimie. II appela l’attention des pharmaciens sur l’utilisa-tion du residu de beaucoup de distillations, residu qui, sous lenom d e caput mortuum, dail souvent rejetö comme inutile. C’estencore Bussius qui fit inscrire au nombre des mddicaments le rö-siduqui se trouve aufond de la coruue apres la preparation del’eau-forte, au moyen du nitre et de l’huile de vitriol. Ce caputmortuum, qui n’est autre chose que du Sulfate de potasse, 6taitalors debitösous le nom de double arcane ( arcanum duplicatum),ou de panacde de Holstein ( panacea Holsatia ) (I).
Des comites composds de chimistes, de pharmaciens et de m6-decins, redigerent les Codes pharmaceuliques ou les pharmaco-pees qui devaient faire loi pour la prescription des medi-caments. C’est ainsi qu’on vit paraitre successivemeut: ä Anvers,Pharmacopcca Antwerpiensis, en 1601; ä Londres, PharmacopccaLondinensis, en 1662; ä Utrecht, Pharmacopcca Ultrajeclina, en1664; ä Amsterdam, Pharmacopcca Amstelodamensis, en 1668; aBologne, Antidotarium Bononiense, en 1674; ä Geneve, Pharma-copoca regia Galenicaet chimica, 1684; ä Barcelone, PharmacopccaCatalana, en 1686; ä Ltoclibolm, Pharmacopcca Holmiensis , en1686; ä Leowarden, Pharmacopcca ad mentem neotericorum ador-nata, en 1688.
§
Le fält de Vaugmentalion du poids des melaux par la calcina-tion avait de, ainsi que nous Davons fait voir plus haut, ä diffe-rentes reprises (2), Signals dijä anterieurement au dix-septiemesiöcle; mais aucun observateur n’en avait fait, avant JeanRey,le sujet d’un travail spdial.
«Jean Key.
Ce medecin-chimiste naquit, vers la sin du seizieme siede, äBugues, dans le Perigord ; on ignore l’amde de sa naissance. Lesrares momentsdeloisir que lui laissait l’exercice de sa profession,
(1) Schellianimer, OUs. de nitro; Anisterd., i709,in-8°.
(2) Geber, Eck de Sulzbach, Cesalpin, Cardan , Libavius, en avaicnt dejä parli.